Les jardins de Saint André
 
Dépourvu de sources, exposé aux violences du mistral et à la chaleur estivale, Saint André occupe un site qui au premier abord paraît peu propice à la création de jardins. Pourtant, au XVI ème siècle, les moines mauristes aménagent  un premier jardin à l'arrière sur la colline et un second aux pieds des bâtiments nouvellement construits. Un puits creusé dans le roc jusqu'au Rhône en permet l'irrigation. Deux styles de jardins voient le jour : des jardins à la française, classiques, composées d'un parterre entouré d'arbres fruitiers. Et des jardins à l'italienne, ornés d'arbres et de statues, suivant le tracé du Mont Andaon, où les balustrades laissent découvrir la vallée du Rhône.
 
C'est sur la base de ces plans qu'au début du XXème siècle Elsa Koeberlé entame la poursuite de la rénovation des jardins de l'abbaye. 
 
 
 
Dans les 'jardins du bas', deux bassins à margelle seront créés, séparés par quatre massifs de rosiers anciens bordés de santoline et entourés de lauriers rose. Au pied de la grande terrasse, une pergola aux colonnes de pierre accueille des glycines et des rosiers, un couloir ombragé entouré de fleurs de toutes sortes.
 
De grandes allées longées de cyprès permettent ensuite de se rendre vers les voûtes qui supportent la terrasse d'agrément, offrant, à l'identique des jardins florentins, une vue dégagée sur le paysage environnant, ici la vallée du Rhône et la Ville d'Avignon située juste en face.
 
 
 
 
Après le décès d'Elsa Koeberlé en 1950, c'est la petite fille de Gustave Fayet, Mlle Roseline Bacou, qui, avec l'aide des monuments historiques, poursuit le travail de rénovation et d'entretien du site. Ainsi est créé un 'jardin du haut', accessible par la grande terrasse, où des allées bordées de murs en pierre sèche permettent d'accéder en haut du Mont Andaon. Dans ces jardins s'allient harmonieusement le végétal et le minéral et laissent découvrir l'ancienne nécropole paléochrétienne ou les vestiges des églises bénédictines, les plantes s'y épanouissant librement pour redonner vie à l'un de plus grand monastère du sud-est de la France.